Laure a huit ans, Lucas onze. Ils sont cousins germains. Inséparables. C’est Laure qui près de trente ans après, immobilisée depuis plusieurs semaines dans une chambre d’hôpital, se souvient. De l’enterrement de sa mère durant lequel elle rêve de sa façon à elle de la rejoindre, de l’alcool de prune qui tapisse sa bouche après que Lucas l’ait sauvée de l’électrocution par un barbelé sous un orage, de son père qu’elle n’a jamais connu et qu’elle croit sur la lune, de sa vie avec Paule, la mère de Lucas, et Fanny, l’amie de Paule, des jeux avec Lucas dans la grande maison. Mais aussi de ses angoisses d’adolescente - cancer du sein - que seul Lucas apaise.
A douze ans je savais la mort cruelle, les prières inutiles et la terre profonde. Lucas, toujours Lucas qui joue du piano pour elle.
Tu as joué, et doucement je suis venue dans ta musique.
Et puis le jour de l’anniversaire de ses seize ans sa vie vole en éclats à la lecture de la lettre laissée pour elle par sa mère :
Pour ma princesse, pour tes seize ans.
Une histoire très romanesque de passion enfantine avec ses drames, ses rayonnements éblouissants et violents, parcourue par de fortes émotions, vécue par des personnages attachants, racontée dans une langue très fouillée.
Un très beau premier roman.
Les deux premières phrases : Vingt ans, vingt années d’absence, cela laisse le temps à l’espoir de l’emporter sur le désespoir, au souvenir d’oublier sa perte. Quand tu pousseras la porte de cette chambre, Lucas, je ne pourrai pas me lever.