Une vie foisonnante que celle de " Big Jim ", le " Gargantua " yankee. Il traversera sept dépressions. A une époque il se retrouvera
gauchiste curieusement inefficace mais très impressionné par
la maîtrise des rythmes de la langue anglaise de Martin Luther King Jr. Il trouvera dans le mariage un
ancrage sur Terre et quarante ans plus tard il reconnaît son besoin de proximité avec sa femme Linda :
Je sais, en tout cas, que les ténèbres m’engloutissent plus aisément lorsque je ne suis pas près d’elle. Il décline ses sept obsessions parmi lesquelles l’alcool et raconte pourquoi il s’est tourné vers le vin avec passion (
Le bon vin accentue les meilleurs aspects de la camaraderie humaine et il délie les langues. Il arrondit les angles abrupts du monde au lieu de brouiller les contours comme les alcools forts) et affirme ses préférences pour le Gigondas, le Vacqueyras et surtout le Bandol Domaine Tempier.
Mais ce qui rend passionnant cette promenade vagabonde parmi les souvenirs, les anecdotes, les rencontres, agrémentée de digressions, de réflexions, d’apartés, d’interrogations, de doutes, relatés avec franchise et humour, c’est qu’elle est surtout et avant tout écrite par un véritable écrivain.